Pour beaucoup, le jour de la Chandeleur est celui de la coutume gastronomique qui consiste à faire des crêpes.

Selon la tradition, pour espérer avoir de l’argent, du pain ou du bonheur toute l’année, il faut les faire cuire de la main droite, une pièce dans la main gauche ou dans la poche, puis les faire sauter le plus haut possible... mais gare à l’échec car celui qui la laisse tomber par terre ou sur le feu connaîtra un mauvais présage dans l’année.

Selon un témoignage recueilli par Mlle C. Leroy, à Ecoivres, dans le département du Pas- de-Calais, la grand-mère de Mlle O. Dupuich, « après avoir fait un signe de croix sur la pâte, faisait une crêpe, la laissait refroidir, la roulait minutieusement dans un papier, et la jetait sur l’armoire, après avoir enlevé celle de l’année précédente et l’avoir brûlée. Et cela pour avoir toute l’année l’armoire à provisions bien garnie ».

Enfin, selon Claude Gaignebet, la crêpe enfarinée évoque à la fois le maquillage en Pierrot lunaire et le barbouillage en noir des visages le jour des Rois, le 6 janvier, soirée où la clarté lunaire a momentanément[DB1]  disparu en raison de la nouvelle lune.

C. Leroy, La Chandeleur au pays d'Artois, Revue de folklore français, n° 4, Juillet-Août 1931.

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Denis Bernard


 [DB1]

Les crêpes de la Chandeleur
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