LES MOYENS DE TRANSPORT TERRESTRES - Les transports en commun

 

Ils commencèrent par le transport privé (pour les privilégiés), généralement plus rapide ; les transports publics de louage apparurent ensuite ; enfin les services de transports en commun. Sous le règne de Louis XI se développa les transports de ville à ville avec la création du Service royal de la poste, dont les coches acheminent le courrier et transportent des voyageurs payant leur place. Voyager en attelage reste cependant un luxe que peu peuvent s’offrir.

L’usage de la voiture va en se diversifiant au fil des ans. Jusqu’au XIIIe siècle, les ruelles des villes ne comptent guère que des piétons ou des cavaliers. Mais les nobles commencèrent à utiliser des chars. Quelques charrettes rudimentaires, sous la forme de grands coffres sur roues, circulent. Devant l’encombrement de la voirie par ces véhicules, le roi Philippe IV le Bel (1285-1314) fut contraint d’en limiter la circulation Au XVIe siècle, le char à roue se généralise. Il ne possède pas d’avant-train mobile, ce qui le rend difficilement manœuvrable. Ses roues n’ont pour tout bandage que des plaques de métal clouées, mal ajustées. Au début du XVIe siècle, le réseau routier français s’améliore.

Les services réguliers de transport par grands chariots inconfortables relient alors les grandes villes entre elles et à la capitale, mais il faut une dizaine de jours pour se rendre de Paris à Lyon. À cette époque, on privilégie cependant la litière, caisse de bois portée par deux chevaux à l’aide de brancards. Son intérieur est généralement garni de tapisseries, de carreaux ou coussins. Pour les plus modestes, il n’y a que des véhicules tirés par des bœufs, charrettes et tombereaux à deux roues, lourds chariots à quatre roues...

 

Les voyages sont très lents. La plupart se font à pied, soit vingt-cinq à trente kilomètres par jour.

Pour les autres, effectués à cheval ou en coche, le temps est aussi très long.

Un voyageur se déplaçant à cheval peut parcourir 56 km par jour, soit 6 à 7 km/heure. Vers 1700, en moyenne, les déplacements en voiture attelée se font à la vitesse de 2,2 km/h. En 1792, les diligences se déplacent en moyenne à 3,4 km/h. En 1814, elles vont à 4,3 km/h. En 1850 elles

atteignent 9,5 km/h.

 

Ceux qui veulent être protégés des intempéries, mais aussi des déchets qui jonchent les rues ainsi que de la boue, se déplacent en chaise à porteurs ou chaise à bras. Il s’agit d’un siège dans une caisse en bois plus ou moins légère et ouvragée dotée d’une portière à l’avant munie de part et d’autre d’ouvertures, que deux valets soutiennent avec des brancards encastrés dans des crochets et des bricoles de cuir passant sur leurs épaules. La mode est lancée au tout début du 17e siècle. Moyen de transport maniable et peu encombrant, elle est très utilisée par les personnes de qualité jusqu’à la Révolution. Avec les chaises à porteur apparaissent les premières voitures publiques de louage. Des chaises stationnaient en effet dans chaque quartier de la capitale, mais il était pour elles de plus en plus difficile de pénétrer dans le centre à cause des embarras de la circulation. Vers 1780, les porteurs doivent du coup se replier à Versailles, qui possédait de larges rues plus tranquilles.

Au 17e siècle, les véhicules hippomobiles se multiplient, avec notamment le coche et le carrosse.

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